CIME Médiation
dangerous goods transportation
[Hibat Tabib et Daniela Schwendener] und Kühlgut Spedition


Préparation de la fête 9 janvier 2010


Daniela Schwendener, chargée de mission à l'Unesco jusqu'en 99, s'est investie dans la Culture de Paix depuis cette date. Elle a fondé l'association La Cime Médiation, élaboré un contenu pédagogique pour des formations avec les jeunes de moins de 26 ans. Constatant les effets de l'écoute empathique sur ce public survolté, elle est l'ambassadrice convaincue de la médiation. Nous l'avons rencontrée aux Dialogues en Humanité avec Hibat Tabib directeur de l'Afpad à Pierrefitte sur Seine dans le 93. Hibat Tabib directeur de l'Afpad mène aussi dans sa ville une expérience auprès des adolescents "décrocheurs".

Daniela Schwendener : « Le déroulement d’une médiation passe par des phases clefs » Logistik in Russland
Le texte ci-dessous est publié avec l'aimable autorisation de la revue Reel(octobre 2008).

Les confusions vont bon train, aujourd’hui, entre « médiation » et « négociation ». Daniela Schwendener, spécialiste et formatrice en médiation, nous apporte les éclaircissements nécessaires. Elle témoigne de l’activité de médiateur et des résultats de cette pratique.

Reel : Daniela Schwendener, vous êtes formatrice en médiation et médiatrice vous-même. Cette approche est encore peu connue en France et souvent confondue avec celle de la négociation. En quoi les deux diffèrent-elles ?

Daniela Schwenderner : la médiation procède d’une démarche humaniste ! Il s’agit d’accompagner deux personnes en conflit ou en « pré-conflit », pour qu’elles trouvent ou retrouvent le chemin du dialogue, alors qu’elles étaient chacune jusque-là dans la négation de l‘autre. C’est donc l’opportunité d’une réparation morale et d’une réelle rencontre, au sens fort du terme. Tout au long de cet échange, les deux parties -que l’on appelle les « médiés »- vont élaborer en commun leur propre solution au problème qui les opposait. Dans le même temps, les médiateurs - car ils sont toujours au moins deux - sont tenus de mettre en œuvre un processus précis, dont l’efficacité est éprouvée. Ce processus permet aux deux protagonistes de prendre la distance nécessaire sur leur propre fonctionnement, condition sine qua non pour arriver au bon dénouement recherché. S’il est exclu de déterminer à l’avance, pour qui que ce soit, le contenu du protocole qui va conclure cette médiation, il est impératif d’arriver à un accord où chacun des deux interlocuteurs s‘estime gagnant.
Un médiateur se doit donc d’être neutre et impartial. Il n’est ni juge, ni arbitre, ni conseiller, mais le garant du processus en question. Son accompagnement s’effectue sous la forme de « miroirs », c’est à dire par des phrases où il exprime son ressenti de ce que l’un ou l’autre des protagonistes éprouve. De quoi faire en sorte que la personne concernée mette à jour ce qui a, chez elle, réellement engendré la discorde et qu’elle n’a, dans bien des cas, jamais encore dit.

Un négociateur, lui, donne son avis sur la situation. Il est dans une position d’avocat. La plupart du temps, il fait tout pour que l’entretien aboutisse au plus vite à l’accord qu’il avait prévu au départ. De plus, à la fin d’une négociation, il peut donc y avoir un gagnant et un perdant !

Réel : Pouvez-vous nous en dire plus sur le processus que vous évoquez ?


CIME médiation, tel : 06 08 84 80 48



La CIME organise une journée au cours de laquelle elle présentera le nouveau volet de son activité, c'est à dire la médiation familiale et intergénérationnelle. Cette journée aura lieu le 8 mars 2009, sans doute à la Mairie de St Mandé
Voir les détails sur le site de la CIME
wicker rocking chair
Daniela est formatrice en médiation, et médiatrice
Hibat Tabib est également l'auteur de
Téhéran, Paris Résistant en Iran, Animateur social en France, Editions de l'Atelier
Il n'y a pas de commentaire sur cette page. [Afficher commentaires/formulaire]